Vidéos des lundis de l'IHedn

Les « Lundis de l'IHedn » sont des conférences mensuelles ouvertes à tous, consacrées à de grandes questions d'actualité, touchant aussi bien aux questions de défense qu’aux relations internationales en général. Ces conférences sont assurées par les meilleurs experts de la politique internationale.

L'IHEDN n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans le cadre des conférences des lundis de l'Ihedn.

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Actualité du 18 juin 1940

Conférence des lundis de l'ihedn du 14 juin 2010. Monsieur Régis DEBRAY, Ecrivain et philosophe, préfacier de "Charles de Gaulle, les grands discours de guerre", éd. Perrin, avril 2010.

Au terme d’un premier semestre de conférences consacrées à la compréhension des perceptions de l’Europe par de grands acteurs mondiaux, l’IHEDN a choisi de mettre en lumière « L’actualité du 18 juin 1940 », un thème qui, en première analyse, pourrait paraître éloigné de cette problématique. Pourtant, n’y a-t-il pas un lien, même paradoxal, entre l’appel du 18 juin et la réconciliation franco-allemande scellée 23 ans plus tard entre De Gaulle et Adenauer par le traité de l’Elysée, un des fondements politiques de la construction européenne ?

L’actualité de l’appel du général De Gaulle est analysée par un philosophe et écrivain de premier plan, Régis Debray, particulièrement familier de celui qui avait une « certaine idée de la France ». Dans son dernier ouvrage, paru en avril 2010, il insiste sur le fait que l’acte de rébellion du général à deux étoiles a permis à la France de revenir dans l’histoire et d’y tenir son rang.

Il invite, au cours de cette conférence, au réalisme et à l’engagement, à suivre l’école de Charles De Gaulle en quelque sorte, pour qui « il n’y a pas de politique qui vaille autre que la réalité ». A l’heure où la France et l’Europe poursuivent des réflexions sur leur avenir, l’analyse de l’actualité du 18 juin 1940 ne peut que les nourrir de manière pertinente.

L'Europe vue de New Delhi

Conférence des Lundis de l’IHedn du 17 mai 2010, Monsieur Jean-Luc RACINE, directeur de recherche au CNRS, Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du sud, EHESS ; directeur scientifique, Maison des Sciences de l’Homme.

Après avoir successivement abordé, au cours des Lundis précédents, les visions de l’Europe depuis Moscou, Pékin et Washington, il apparaissait indispensable de s’arrêter sur l’Inde, qui occupe une place à part dans un monde en mutation. Au cours de cette conférence, l’Europe est par conséquent analysée au travers du prisme de New Delhi par Monsieur Jean-Luc RACINE, directeur de recherche au CNRS.

L’Inde est aujourd’hui une grande démocratie, avec une économie émergente, qui tend à prendre des responsabilités diplomatiques de plus en plus importantes. Au niveau géopolitique et géostratégique  cependant, l’Union indienne se situe dans un environnement complexe et critique. Aujourd’hui, l’Inde doit ainsi faire face à de multiples défis et présente encore un certain nombre de faiblesses.

Depuis dix à vingt ans, l’Inde semble avoir changé de regard sur elle-même et le monde. Réciproquement, les autres pays, parmi lesquels les membres de l’Union européenne, commencent à modifier la vision qu’ils ont de l’Inde.

Les relations de l’Inde et de l’Europe demeurent pourtant complexes. S’il existe un certain parallélisme entre Inde et Union européenne, de grandes différences persistent entre ces deux entités. A l’égard de l’Europe, l’Inde se contente d’avoir, pour le moment, une attitude pragmatique et déploie, en direction du continent européen, une diplomatie tous azimuts.

Cette complexité des relations empêche-t-elle pour autant toute convergence entre Europe et Inde ? L’Inde et l’Europe ne pourraient-elles collaborer étroitement en matière de « soft diplomacy » ? Sur quels dossiers ces deux Unions pourraient-elles travailler de concert ?

 

L'Europe vue de Washington

Conférence des lundis de l'Ihedn du 12 avril 2010. Madame Anne DEYSINE, professeur des universités (Paris X-Nanterre), directeur du master « Affaires internationales et négociation interculturelle ».

Pour ce quatrième lundi de l’IHEDN depuis le début de l’année 2010, le tour du monde des perceptions extérieures de l’Europe en général, et de l’Union européenne en particulier, se poursuit.

Après Bruxelles, Moscou et Pékin, l’Europe est analysée à travers le prisme de Washington par Madame Anne DEYSINE, professeur à l’université Paris X-Nanterre.

En dépit de sa profondeur et de son ancienneté, la relation entre l’Europe et les États Unis reste complexe.

Les dirigeants américains ne comprennent pas toujours les institutions européennes issues du traité de Lisbonne et nos modes de décision.

Les Européens ont parfois l’impression que le nouveau président américain, pourtant très populaire de ce côté-ci de l’Atlantique, n’a pas le même engagement que ses prédécesseurs pour notre continent. Les commentateurs relèvent par ailleurs une inquiétude en Europe centrale, baltique et orientale après la signature par les présidents Barack OBAMA et Dimitri MEDVEDEV d’un nouveau traité, dit New Start, en matière de maîtrise des armes stratégiques opérationnelles.

Pourtant, vue de Washington, vingt ans après la fin de la guerre froide et dix ans après la fin des conflits dans les Balkans, l’Europe n’apparaît plus comme un problème majeur. Elle est jugée stable et l’on attend ses propositions, notamment en matière de défense commune. Le lien transatlantique doit se renouveler.