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Chloé de Perry
Tél :
01 44 42 41 60
chloe.deperry@ihedn.fr
Accès : 1, place Joffre - Paris VIIe
Métro : ligne 8 – École militaire
Bus : lignes 28,80,82,92 - École militaire
2010 restera d’ores et déjà une année marquante dans l’histoire de l’OTAN : l’Alliance doit en effet se doter d’un nouveau concept stratégique, le quatrième depuis sa création en 1949. La fin de la Guerre froide, en 1991, donnait naissance à un nouveau concept qui tendait la main aux ennemis d’hier. La version de 1999 insistait sur le principe de coopération internationale (non-prolifération, désarmement), sur l’importance des relations politico-militaires (élargissement, partenariats) et prenait en compte de la naissance de la PESD. Les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé les cartes : l’OTAN est confrontée aux conséquences de son élargissement aux marches de la Russie, elle s’est portée aux frontières de la défense sur les questions de terrorisme, pour mener hors-zone un conflit de haute intensité en Afghanistan.
C’est dans ce contexte que le nouveau concept stratégique de l’OTAN est en train d’être élaboré, par un processus mêlant négociation et réflexion, alimenté par des séminaires ad hoc. Pour conduire ce processus, le secrétaire général de l’Alliance a nommé un collège de douze experts dont Bruno Racine. Présidé par Madeleine Albright, ce collège a vocation à organiser les débats et à émettre des recommandations en vue de la rédaction du document final.
Le défi de ce nouveau concept sera de s’adapter au nouvel environnement stratégique de l’Alliance, caractérisé par une globalisation des menaces, un accroissement de leur caractère asymétrique, des frictions récurrentes entre grandes puissances et une intégration approfondie des relations internationales.
Cette table ronde conjointement organisée par l’IHEDN et la FRS a justement pour objet de cerner les grandes problématiques du futur concept et de faire un état des lieux des réflexions et des débats en la matière avec la présence de certains des principaux acteurs du processus.
Dans un premier temps seront analysées les problématiques internes de l’Alliance, ses structures et ses relations avec le monde civil. Dans un second temps, l’évolution de l’Alliance sera évaluée au prisme de ses relations avec ses principaux partenaires internationaux, l’UE et la Russie, mais aussi de sa capacité à définir une approche globale dans son approche des différentes problématiques de sécurité.