LES NOUVELLES FORMES DE LA PUISSANCE

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CSFRS | LES NOUVELLES FORMES DE LA PUISSANCE

Mystérieuse par les pouvoirs qui lui sont prêtés, la notion de puissance peuple les discours et les imaginaires. La puissance peut pourtant être appréhendée comme tout autre concept politique. Après avoir façonné le monde pendant des millénaires, le jeu de la puissance continue aujourd'hui de régir l’ordre international. Sur ses ressorts invariants viennent se déployer, à la faveur notamment des récents progrès techniques et de la révolution numérique, des modalités contemporaines. Des formes nouvelles qui, saturant la scène visible, peuvent reléguer au second plan ses fondamentaux. 

Alors que la puissance a été pendant des millénaires un apanage des formations étatiques, des acteurs non étatiques se sont invités dans ce jeu. Quels sont-ils ?  Et avec quels atouts ? Quel est le rôle de l’économie, de l’innovation dans la (re)distribution de la puissance ? La dimension géopolitique est-elle nécessaire pour étudier la puissance dans les relations internationales ?  La révolution numérique et les technologies qui en procèdent affectent-elles les fondamentaux de la puissance ? Le cybersespace est-il en train de devenir la nouvelle arène de la puissance ?

C’est à ces questions que, en s’imposant, selon la formule de Machiavel, « d’aller tout droit à la vérité effective de la chose plutôt qu’aux imaginations qu’on s’en fait », il s’agira de répondre. En veillant tout à la fois à dégager les règles immanentes de la « grammaire de la puissance » et à en interpréter les formes nouvelles, souvent déstabilisantes.

Les nouvelles formes de la puissance

I.Fondamentaux et invariants

Qu’est-ce que la puissance dans les relations internationales ?

Constantes et dynamique de la puissance : l’irruption d’acteurs non étatiques, les champs de force de l’après-Guerre Froide

II.La puissance aujourd'hui et demain ; les grandes évolutions

La dimension géopolitique : puissance politique, puissance économique

L’innovation, la variable décisive ; les incidences de la révolution numérique et les nouvelles formes, les nouvelles arènes de la puissance

Conclusion : La puissance : le hasard et la méthode


Intervenants principaux

Pierre Buhler, diplomate de carrière, a enseigné les relations internationales à Sciences Po. Il est l’auteur de « La puissance au XXIe siècle », Biblis, CNRS édition.

Thierry Garcin, docteur en science politique habilité à diriger des recherches, est chercheur associé à l’École doctorale de Paris Descartes. Il est l’auteur de « La fragmentation du monde. La puissance dans les relations internationales », éd. Economica. Professeur invité à l’Université Paris Sorbonne Abou Dhabi, il est maître de conférences à HEC. Il a longtemps enseigné à Sciences Po Paris. De 1984 à 2017, il a été producteur délégué de l’émission quotidienne « Les Enjeux internationaux » à Radio-France.