Transitions et incertitudes politiques au Maghreb

Communauté IHEDN
L’année 2019 se présente comme un moment charnière de la vie politique dans les quatre pays du Maghreb. En effet, pas moins de trois pays – Algérie, Tunisie, Libye - vont connaître des élections nationales. Dans un contexte régional marqué par des difficultés économiques et sociales persistantes couplées à un fort désenchantement vis-à-vis des perspectives politiques, nonobstant une réelle amélioration de la situation sécuritaire, ces scrutins ne détermineront pas seulement le profil des nouvelles équipes dirigeantes, mais, de manière plus significative, engageront  l’orientation et le devenir des Etats concernés. Si se dessine en Algérie et en Tunisie l’inéluctable succession de dirigeants âgés et historiques, la question de l’après Bouteflika apparait beaucoup plus lourde de sens car elle pose, à travers un changement de génération, la question de la légitimation d’un système sclérosé et verrouillé. La Tunisie, de son côté, devrait poursuivre, non sans difficultés,  son expérience singulière d’expérimentation de la démocratie. Plus problématique apparait la sortie de crise en Libye, où le déroulement d’élections reste conditionné à la tenue préalable de la Conférence nationale et d’un référendum portant sur les institutions. Reste le Maroc, qui tout en apparaissant comme un relatif pôle de stabilité, sera conduit à faire le bilan contrasté et parfois incertain de vingt années de règne de Mohamed VI.
L’inscription est obligatoire et peut se faire
soit par téléphone au 06 34 19 28 79
soit par courriel : entretiens.euromed.ihedn@wanadoo.fr
Date limite d’inscription
jeudi 10 janvier au soir

Votre inscription doit obligatoirement faire mention de vos nom, prénom, date et lieu de naissance et nationalité.
Une application stricte du Plan Vigipirate Renforcé INTERDIT désormais l’accès de tout véhicule privé.

 


Flavien BOURRAT est géographe de formation et travaille depuis 31 ans au sein du ministère de la Défense sur le monde arabe avec une orientation particulière dans les domaines militaro-sécuritaires. Il est spécialisé en particulier sur les pays du Maghreb, où il a effectué plusieurs séjours professionnels de longue durée. Il a été chef du bureau Maghreb Proche et Moyen Orient à la Délégation aux Affaires Stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, avant de rejoindre l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM). Il est actuellement chercheur à l’IRSEM sur le Maghreb et le Moyen Orient.
Il est également chercheur au Centre Euro Maghrébin de Recherche et d’Etudes Stratégiques (CEMRES) dans le cadre de l’initiative 5+5 défense en Méditerranée occidentale. Il enseigne les enjeux stratégiques du monde arabe contemporain à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO).